ARENOVE
TRAITEMENT BOIS ET CHAMPIGNONS ISOLATION INTERIEURE ASSECHEMENT DES MURS

Traitement du bois, mérule, humidité, isolation, architecture intérieure

Philippe SEBILLOT
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Traitement de la mérule La mérule présente des dangers importants pour la maison et pour la santé de ses habitants. ANALYSE : Un rapport d’analyse du champignon par un laboratoire spécialisé en mycologie ( Brulabo/Bruxelles ou autres ) confirmera la contamination par la mérule ou autres espèces, rapport transmis aux assurances pour prise en charge des travaux et Notaires si nécessaire. SONDAGE  : Identification de la zone contaminée, CHERCHER ET ELEMINER LA CAUSE par des solutions adaptées. EVACUATION : Démontage et évacuation des boiseries et maçonnerie contaminées. DECAPAGE : Effectuer un décapage des bois et des maçonneries et élimination de toute trace du champignon.                        BROSSAGE / BRULAGE : Toute trace de mycélium en surface est éliminée par brossage et brûlage. FORAGE : Forage effectué dans la zone contaminée pour placement des injecteurs en diamètre de 12 mm. INJECTION : Injection du produit Fongicide dans les injecteurs sous basse pression ( 5 à 8 bars ). PULVERISATION Pulvériser sur l’ensemble des surfaces concernées. RECEPTION Après traitement une visite de contrôle doit être effectuée avant d’entamer les travaux de rénovation pour confirmer l’assèchement complet.
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Mérule pleureuse Serpula lacrymans Serpula lacrymans La Mérule pleureuse ou Mérule pleureur (Serpula lacrymans, jadis Merulius lacrymans) est une espèce de champignons basidiomycètes de la famille des Serpulaceae. Son épithète spécifique, lacrymans ou « pleureuse », vient des larmes colorées qu'exsude son mycélium. C'est le champignon du bois le plus souvent en cause lors d'attaques en intérieur. On l'appelle aussi en français « mérule des maisons » « cancer du bâtiment » ou plus simplement mérule, bien que d'autres espèces comparables soient concernées à travers le monde. Peu visible dans la nature, où il détruit les souches de feuillus comme de conifères, ce champignon lignivore est un redoutable ennemi du bois œuvré et de tous les matériaux contenant de la cellulose (livres, cartonnages, etc.). Il est à l'origine de la pourriture cubique qui dégrade la cellulose, sans toucher à la lignine. La mérule se manifeste par l'apparition d'une substance semblable à de l'ouate épaisse et blanche ou à une toile d'araignée qui vire ensuite au gris. Les filaments gris argenté du mycélium d'un diamètre de 6 à 8 mm peuvent aller jusqu’à plusieurs mètres de longueur. Ils s'insinuent au cœur du bois et peuvent même traverser la maçonnerie. À l’état sec, les filaments deviennent cassants. Quelquefois, la mérule se manifeste sous la forme d'un véritable sporophore rond à elliptique à marge de croissance blanche. Le champignon se présente sous la forme d'une masse molle, visqueuse, de un à deux centimètres d’épaisseur et de couleur rouge brun. Il contient des spores de couleur rouge. Les conditions de développement sont: le taux d'humidité du bois (à partir de 22 %), l'humidité optimale est aux alentours de 35 %3, le développement s'arrête à 40 %4 ; la température entre 20 et 26 °C, la mérule ne résiste cependant pas aux hautes températures ; une atmosphère confinée ; l'obscurité ; vapeurs d'ammoniaque (lieux d'aisance). Autrement dit, un bâtiment « sain » — clos, couvert, ventilé, etc. — et entretenu — sans fuites de plomberie — est à l'abri de la mérule. En conditions qui ne lui conviennent plus, le champignon ne meurt pas mais entre en période de latence et est prêt à se « réveiller » dès que les conditions d’humidité et de température sont à nouveau favorables Mode de propagation La partie végétative de la mérule est un mycélium composé d'hyphes de moins de 10 μm de diamètre qui se développent dans les cavités du bois. En surface, les hyphes s'agglomèrent ou s'entremêlent et forment soit une toile grisâtre, soit des rhizomorphes souvent ramifiés en palmettes. Les rhizomorphes de mérule sont capables de traverser la maçonnerie. Ils ont aussi la capacité de transporter de l'eau, ce qui permet au champignon de se propager de proche en proche sur des pièces de bois a priori saines. La propagation ne cesse pas, jusqu'à la température létale de 28°C. Les dégâts Les bois nus deviennent brunâtres, s'effritent et partent en morceaux en raison de la destruction de la cellulose. Les bois peints se boursouflent puis se craquellent. Les ramifications peuvent traverser les joints de ciment, les briques poreuses et abîmer ainsi les murs. Bien que la mérule pleureuse puisse traverser la maçonnerie, elle ne peut toutefois pas la détruire. Cette mérule colonise et détruit principalement le bois œuvré (charpentes, escaliers). Traitement Mesures préventives Le moyen le plus sûr de protéger un bâtiment est de le maintenir dans des conditions où la mérule ne se développe pas, c'est-à-dire qu'il faut éviter les entrées d'eau et qu'il est nécessaire d'assurer une ventilation suffisante. Les fuites de toiture et de plomberie doivent impérativement être rapidement réparées et il faut ventiler les bois humides. Les aérations et les soupiraux doivent être maintenus fonctionnels. Les pièces de bois susceptibles d'être exposées à l'humidité doivent permettre à l'eau de s'évaporer : les peintures et les vernis imperméables sont donc à proscrire. Les dispositifs d'isolation thermique de la toiture ne doivent pas permettre la condensation au contact des bois de charpente. Mesures curatives La première des choses à faire est de rétablir les conditions où la mérule ne se développe pas. Le traitement fongicide intervient en complément. L'assainissement consiste en un rétablissement du hors d'eau (recherche et suppression des causes de l'humidité) et une ventilation efficace pour permettre à l'eau de s'évaporer. Les obstacles à l'évaporation (par exemple un revêtement de sol imperméable) doivent être déposés. Le traitement fongicide se déroule en trois phases : la préparation consiste à éliminer tous les bois atteints et à dégager les bois à traiter ; le traitement des sols et des murs consiste à dégager les maçonneries pour rechercher les rhizomorphes, à stériliser les maçonneries à la flamme, puis à traiter par pulvérisation, badigeonnage et/ou injections ; le traitement des bois se pratique sur les bois secs. Les bois (quelle que soit l'essence) sont traités en profondeur dans les zones contaminées par injection, par remplissages répétés ou sous pression, et traités superficiellement dans les zones saines ou peu atteintes. Ces phases sont commencées lorsque l'infection est découverte, et l'infection est parfois très avancée. Il est alors indispensable de procéder à des destructions importantes des structures en bois du bâtiment, si les planchers et les poutres sont contaminées.